Que recherchez-vous ?

Pour la vaccination, difficile parfois de s’y retrouver parmi toutes les informations qui circulent. Entre les « antivax » et les messages des autorités, entre les réseaux sociaux et les informations scientifiques étayées, entre véritables informations et rumeurs, comment faire la part des choses.

Cette page a pour but de vous fournir des informations vérifiées, de mettre la vaccination en perspective historique, sociale, et médicale, et tordre le cou à certaines idées fausses qui circulent.

NB : la plupart des informations citées dans cet article sont issues d’articles scientifiques, de sites institutionnels, et de Wikipédia.

  • Histoire des épidémies et de la vaccination.
  • Les épidémies modernes et à venir.
  • Les vaccins, qu’est-ce que c’est ? Modalités d’administration ?
  • Limites, effets secondaires, et intérêts des vaccins.
  • Pourquoi une politique vaccinale ?
  • Pourquoi des vaccins obligatoires ?
  • Le vrai du faux !
  • Le calendrier vaccinal actualisé

Les épidémies dans l'histoire

Les maladies infectieuses et les épidémies sont aussi vieilles que l’humanité elle-même. La vaccination, quant à elle, est beaucoup plus récente.

A la préhistoire, les maladies infectieuses ne font vraiment une percée significative qu’au néolithique, probablement à cause de l’apparition de la pratique de l’élevage, ainsi que l’augmentation et la sédentarisation de la population.

On a retrouvé des traces de tuberculose osseuse sur des momies égyptiennes vieilles de plus de 4.000 ans, et des stèles égyptiennes de cette époque montrent des individus avec des séquelles des séquelles de la polio.

La description du paludisme a été faite dès -2.700 Avant JC, par des auteurs chinois.

Plus récemment, l’histoire a gardé le souvenir des épidémies de peste, qui ont ravagé l’Asie et l’Europe à partir du Moyen-Age, en décimant directement parfois jusqu’à la moitié de la population d’un pays, et en causant des famines par manque de main d’oeuvre pour les cultures (conséquences économiques de la pandémie, déjà). La découverte du Nouveau-Monde s’est accompagnée d’une hécatombe parmi les populations indiennes, vierges de tout contact avec la variole et la rougeole transmises par les européens.

Si nos ancêtres ne connaissaient pas les « microbes », ils avaient constaté que les maladies se répandaient quand même souvent par le contact avec un malade ou un mort de cette maladie, ou bien par ses excréments ou ses vêtements. Et cela a servi de base aux premières guerres microbiologiques ! Animaux malades de la tularémie laissés dans les villages pillés pour contaminer la cavalerie ennemies par les hittites au Moyen-Orient vers -1350 avant JC. Projection de cadavres atteint de la peste par dessus les murailles d’une cité assiégée en Crimée en 1346, distribution de couvertures infectées par la variole à des tribus indiennes par un général américain au XIXème siècle.

Pendant des siècles, les maladies infectieuses ont constituées la principale cause de mortalité pour l’humanité. Peste, tuberculose, choléra, typhoïde, fièvre jaune, paludisme, variole, typhus, diphtérie, poliomyélite, rougeole, syphilis, rage, grippe (dont la grippe espagnole, qui a fait entre 50 et 100 millions de morts en moins de 2 ans).

La 1ère vaccination a été faite contre la variole en 1796, par le médecin anglais Jenner.
Puis ont suivi la vaccination contre la rage par Pasteur en 1885, et contre la tuberculose en avec le BCG de Camille et Guérin en 1921, après des décennies d’efforts. Les vaccinations contre de nombreuses autres maladies sont ensuite apparues rapidement.

C’est ainsi que la variole, qui a causé à elle seule plus de 9 millions de morts rien qu’au XVIII ème siecle a été complètement éradiquée. Que la poliomyélite, qui a causé la mort ou l’infirmité de plusieurs millions de personnes jusqu’à 1959 a presque complètement disparu, ne subsistant que dans de rares régions en conflit et donc inaccessibles à la vaccination. Que la rougeole, qui a encore fait 2.6 millions de morts en 1980, a vu le nombre de décès qui lui était imputable en France de plus de 90% entre 1980 et 2000.

La vaccination, ou plutôt les vaccinations ont profondément changé l’humanité, et ont relégué aux oubliettes les fléaux d’hier. Qui d’entre-nous a déjà vu un enfant paralysé par la polio, un mort de la rage, de la diphtérie, ou même de la rougeole ? En fait, les seuls cas qui apparaissent encore (isolés ou épidémiques) résultent d’une absence de vaccination, volontaire ou non. C’est ainsi que la diphtérie a resurgi en 1991 dans l’ex-URSS, et qu’il y a eu plusieurs épidémies de rougeole depuis 2018 à travers le monde, et même en France.

Ces maladies n’ont pas disparu. Il suffit que la politique vaccinale se relâche pour qu’elle réapparaissent…

 

 

Epidémies modernes et à venir.

Dans notre monde moderne, et surtout en Occident, grâce aux progrès de l’hygiène, des antibiotiques et des vaccinations, les maladies infectieuses ne sont plus une cause de mortalité importante. Au point que les épidémies sont devenues une notion presque historique, loin de préoccupations quotidiennes (à part la grippe saisonnière, avec laquelle nous avons appris à composer, et qui fait pourtant chaque année jusque 500.000 morts).

Et pourtant…

Ailleurs dans le monde, principalement dans les pays pauvres et/ou tropicaux (souvent les mêmes d’ailleurs), les maladies infectieuses (paludisme, hépatites virales, diarrhées virales, rougeole, tuberculose, etc…) touchent encore plusieurs centaines de millions de personnes et causent encore plusieurs millions de morts … par an.

Et pourtant…

Sans compter les pandémies grippales liées à l’apparition d’un nouveau mutant du virus (grippe H1N1 en 2009, grippe de Honk-Kong en 1968, grippe asiatique en 1957, grippe espagnole en 1918), de nouvelles maladies apparaissent régulièrement.
Pour ne parler que des plus récentes, citons la fièvre EBOLA en 1976, le SIDA au début des années 80, le SRAS en 2003, le MERS-Cov (Syndrome de respiratoire du Moyent-Orient) en 2012.
Et évidemment l’actuelle pandémie de Covdi-19 liée au SRAS-Cov2.

Et donc

Il nous faut réapprendre avec les maladies infectieuses.
Il nous faut retrouver les gestes d’hygiène individuelle et collective, parfois négligés ou oubliés.
Il nous faut conserver (ou retrouver) la confiance dans les vaccinations, seules à même de nous protéger efficacement et durablement.

Les vaccins, qu’est-ce que c’est ?

Un vaccin est une préparation d’un ou plusieurs antigènes microbiens utilisés pour induire une immunité protectrice et durable de l’organisme. Pour renforcer l’effet et la durée de la vaccination, il est souvent rajouté des adjuvants, aluminium par exemple).

Le but principal des vaccins est d’obtenir, par l’organisme lui-même, la production d’anticorps et l’activation de cellules (lymphocyte B ou lymphocyte T à mémoire) spécifiques à l’antigène.

Une immunisation réussie doit donc procurer une protection contre une future infection d’éléments pathogènes identifiés. Un vaccin est donc spécifique à une maladie mais pas à une autre.

La vaccination est une technique d’immunisation active, par opposition à l’immunisation passive par transfert d’anticorps (par exemple, la sérothérapie antirabique ou antitétanique).

Les vaccins sont classés en deux grandes catégories les vaccins vivants atténués et les vaccins inactivés.

Avec les vaccins vivants atténués, on injecte au patient une version modifiée du pathogène contre lequel on veut qu’il soit protégé. Cette modification de l’agent infectieux sert à réduire son efficacité sans le tuer. Notre corps va se défendre comme s’il combattait le virus ou la bactérie non-modifiée et produire des cellules mémoires pour le combattre plus efficacement la prochaine fois qu’il sera en contact avec ce même pathogène. Ce type de vaccination est efficace sur le long terme. Cependant, comme il s’agit d’inoculer la forme vivante du pathogène, même atténuée, il existe un faible risque infectieux qui constitue une contre-indication pour les personnes immunodéprimées.

Les vaccins inactivés contiennent l’agent infectieux mort, ou alors fragmenté. Cette méthode de vaccination est moins efficace sur le long terme et nécessitera des rappels.

Les vaccins multivalents ou combinés, associent des combinaisons d’antigènes, permettant de cibler plusieurs maladies différentes en un seul vaccin (par exemple Rougeole-Oreillons-Rubéole ou Diphtérie-Tétanos-Poliomyélite-Coqueluche-Hib-Hépatite B). Ces vaccins permettent de diminuer le nombre d’injections et d’augmenter la couverture vaccinale.

Les vaccins, modalités d’administration ?

La vaccination est un acte médical qui engage la responsabilité du vaccinateur, elle doit être expliquée et consentie. Le sujet à vacciner a le droit de recevoir une information personnalisée, adaptée à son niveau de compréhension.

En principe, l’acte vaccinal comporte des règles à respecter. Il est effectué par un médecin ou un(e) infirmièr(e), ou selon des cas règlementés par une sage-femme ou un pharmacien. En France, 90 % des vaccinations sont effectuées en médecine libérale, dans d’autres pays (comme les pays scandinaves) les vaccinations sont faites dans un cadre collectif (médecine scolaire, ou d’autres services publics).

Elle doit être précédée d’un interrogatoire à la recherche d’éventuelles contre-indications (antécédents d’allergie, déficience immunitaire, grossesse ou projet en cours de grossesse…) ; de la vérification du vaccin (conditions de conservation du vaccin, date de péremption) et de ses conditions d’utilisation (selon la présentation du vaccin, le calendrier vaccinal, l’âge du sujet…).

Chez le nourrisson et le petit enfant, l’utilisation de patch anesthésique est possible pour diminuer la douleur ou la peur.

Le vaccinateur doit être en mesure de prendre en charge un malaise vagal ou une réaction allergique dans les minutes qui suivent une injection.

Site d’injection classique du vaccin, le muscle deltoïde.

La plupart des vaccins sont injectés par voie sous-cutanée ou intramusculaire, dans les conditions habituelles d’hygiène et d’asepsie. Les principaux sites d’injection se font dans la région du deltoïde, du sus-épineux chez l’enfant et l’adulte, et la face antéro-latérale de la cuisse chez le nourrisson. L’injection dans la fesse n’est pas recommandée (outre la proximité du nerf sciatique, l’épaisseur du tissu graisseux peut réduire l’efficacité vaccinale).

La voie intradermique (injection superficielle et tangentielle à la peau) est pratiquement réservée au BCG, au niveau de la face externe du bras. Elle est de réalisation plus délicate.

Quelques vaccins sont administrés par voie orale, comme le vaccin oral contre la poliomyélite, ou les vaccins contre le rotavirus. Des vaccins par spray nasal sont en cours d’essai (ex. : vaccin antigrippal NasVax en Israël), voire déjà utilisés (vaccins contre la grippe saisonnière ou contre la grippe pandémique aux États-Unis).

Intérêts des vaccins.

La vaccination à large échelle permet de réduire de façon importante l’incidence de la maladie chez la population vaccinée30, mais aussi (si la transmission de celle-ci est uniquement inter-humaine) chez celle qui ne l’est pas, le réservoir humain du germe devenant très réduit. L’éradication de la poliomyélite de type 2 en 1999 est la conséquence des campagnes de vaccinations31. De même, pour l’éradication de la variole qui est effective depuis 1980, l’OMS avait mis en place une stratégie de vaccination de masse, alliée à une approche reposant sur la surveillance et l’endiguement (dépistage des cas, isolement des malades et vaccination des sujets contact)32.

L’OMS estime que la vaccination est l’une des interventions sanitaires les plus efficaces et les plus économiques. Outre l’éradication de la variole déjà citée, elle a permis de réduire de 99 % à ce jour l’incidence mondiale de la poliomyélite, et de faire baisser de façon spectaculaire la morbidité, les incapacités et la mortalité dues à la diphtérie, au tétanos, à la coqueluche et à la rougeole. Pour la seule année 2003, on estime que la vaccination a évité plus de deux millions de décès34.

A titre d’exemple, le tableau suivant montre la diminution de la mortalité en France entre avant 1950 et après 1990. Il s’agit d’un taux de mortalité, c’est-à-dire du nombre de morts pour un million de personnes.

Mortalité par million de personnes35
Diphtérie Tétanos Poliomyélite Tuberculose Coqueluche
Avant 1950 50-100 20-50 5-10 300-1 000 20-50
Après 1990 0 0,25-0,5 0 13 0,1

 

Limites et effets secondaires des vaccins.

Les effets indésirables de la vaccination dépendent d’abord de l’agent infectieux combattu, du type de vaccin (agent atténué, inactivé, sous-unités d’agent, etc), du mode d’administration (injection intramusculaire, injection intradermique, prise orale, vaporisateur intranasal, etc.) ainsi que de la nature du solvant, de la présence éventuelle d’adjuvants destinés à renforcer l’efficacité thérapeutique du vaccin et de conservateurs chimiques antibactériens.

Il n’existe donc pas d’effet secondaire commun à tous les modes de vaccination. Néanmoins, suivant les vaccins, certains effets indésirables, en général bénins, se retrouvent de manière plus ou moins fréquente. L’une des manifestations les plus courantes est la fièvre et une inflammation locale qui traduisent le déclenchement de la réponse immunitaire recherchée par la vaccination. Dans de très rares cas, la vaccination peut entraîner des effets indésirables sérieux et, exceptionnellement, fatals. Un choc anaphylactique, extrêmement rare, peut par exemple s’observer chez des personnes susceptibles avec certains vaccins (incidence de 0,65 par million, voire 10 par million, pour le vaccin rougeole-rubéole-oreillons (RRO))38.

En France, la loi prévoit le remboursement des dommages et intérêts par l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux lorsqu’il s’agit de vaccins obligatoires39.

Pourquoi une politique vaccinale ?

Questions-réponses (site de l’OMS, 24 mars 2018)

1. Avec un niveau suffisant d’hygiène, d’assainissement et de qualité de l’eau, a-t-on encore besoin de la vaccination?

Les vaccins sont nécessaires; l’hygiène, l’assainissement, la qualité de l’eau et la nutrition ne suffisent pas à eux seuls pour arrêter les maladies infectieuses. Si nous ne maintenons pas des taux suffisants de vaccination, autrement dit «l’immunité collective», les maladies évitées par la vaccination reviendront. Si l’amélioration de l’hygiène, de l’assainissement et de la qualité de l’eau aide les populations à se protéger des maladies infectieuses, nombre d’entre elles peuvent se propager indépendamment de l’état de propreté. En l’absence de vaccination, des maladies devenues rares, comme la coqueluche, la poliomyélite et la rougeole réapparaîtront rapidement.

2. Les vaccins sont-ils sûrs?

Oui. Tout vaccin homologué a subi des tests rigoureux lors de multiples phases des essais avant son homologation et il est régulièrement réévalué après la mise sur le marché. Les scientifiques surveillent aussi constamment les informations en provenance de diverses sources pour déceler tout signal d’un événement indésirable susceptible d’être provoqué par un vaccin. La plupart des réactions sont en général mineures et passagères, comme un bras endolori ou une faible fièvre. Dans les rares cas de notification d’un événement indésirable sérieux, une enquête est immédiatement lancée.

Il est beacoup plus probable de souffrir gravement d’une maladie à prévention vaccinale que du vaccin. Par exemple, la poliomyélite peut entraîner une paralysie, la rougeole une encéphalite et la cécité et certaines maladies peuvent même provoquer la mort. Tout événement grave ou décès dû à un vaccin est un accident de trop, mais les avantages de la vaccination dépassent de loin les risques et l’on observerait un bien plus grand nombre de cas de maladies et de décès sans les vaccins.

3. Les vaccins confèrent-ils une meilleure immunité que les infections naturelles?

Les vaccins interagissent avec le système immunitaire pour produire une réaction similaire à celle induite par l’infection naturelle sans provoquer la maladie ou exposer le sujet vacciné au risque des complications potentielles. En effet, le prix à payer pour être immunisé par l’infection naturelle peut se traduire par des troubles cognitifs avec Haemophilus influenzae type b (Hib), des anomalies congénitales avec la rubéole, le cancer du foie avec le virus de l’hépatite B, ou la mort avec les complications neurologiques ou respiratoires de la rougeole.

4. Faut-il se faire vacciner contre des maladies qu’on n’observe pas dans sa communauté ou son pays?

Bien que les maladies à prévention vaccinale soient devenues rares dans de nombreux pays, les agents infectieux responsables continuent à circuler dans certaines régions de la planète. Dans notre monde fortement interconnecté, ils peuvent franchir les frontières et infecter tous ceux qui ne sont pas protégés. Des flambées de rougeole se sont produites dans des populations non vaccinées en Europe par exemple (en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en Bulgarie, au Danemark, en Espagne, en Fédération de Russie, en France, en Grèce, en Italie, au Royaume-Uni, en Serbie, en Suisse ou au Tadjikistan), ainsi qu’aux États-Unis d’Amérique.

Les 2 raisons essentielles pour se faire vacciner sont de se protéger et de protéger ceux qui nous entourent. La réussite des programmes de vaccination dépend de la coopération de chaque personne pour garantir le bien-être de tous. Nous ne devons pas nous reposer sur ceux qui nous entourent pour arrêter la propagation de la maladie; nous aussi, nous devons faire tout ce que nous pouvons.

En France

En France, la vaccination est encadrée par différentes autorités qui ont chacune un rôle précis. Ainsi, le ministère de la Santé élabore la politique vaccinale. Ensuite, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP), avec le comité technique des vaccinations, donnent des avis et des recommandations sur les vaccinations en se basant sur les connaissances scientifiques les plus récentes. L’institut de Veille sanitaire assure la surveillance des maladies pour lesquelles il existe des vaccins. L’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) contrôle la qualité des vaccins et surveille le rapport bénéfice/risque des vaccins en collectant tous les effets indésirables déclarés. Elle travaille en collaboration avec l’Agence européenne des médicaments (AEM). La HAS, haute Autorité de santé évalue le service rendu des vaccins autorisés si le laboratoire qui les produit souhaite qu’ils soient remboursés par l’Assurance maladie. Santé publique France (SPF), ex INPES, placée sous la tutelle du ministère de la Santé, informe le public et les professionnels de santé sur les vaccinations nouvelles, existantes et obligatoires67.

En France, c’est le comité technique des vaccinations, une composante du Haut Conseil de la santé publique, qui est chargé de donner un avis sur le « calendrier vaccinal » mis à jour chaque année. Ce dernier est établi par le ministère de la Santé et publié dans un des bulletins épidémiologiques hebdomadaires (BEH)de l’Institut de veille sanitaire (InVS) accessibles en intégralité68

Plusieurs vaccins sont ainsi recommandés ou obligatoires, pour la population en fonction du lieu d’habitation, du sexe, de l’âge, des pathologies et d’autres facteurs de risque tels que la profession.

Pourquoi des vaccins obligatoires ?

La coexistence dans le calendrier vaccinal français de vaccins obligatoires et de vaccins recommandés est le reflet de l’histoire de la vaccination en France. Avant l’arrivée des vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite, ces maladies représentaient de véritables fléaux, responsables à elles trois de plusieurs milliers de décès d’enfants par an en France. L’État a décidé de les rendre obligatoires afin de s’assurer que tous les enfants puissent y avoir accès et être protégés.

Cependant, devant une couverture vaccinale insuffisante pour certaines vaccinations, la réapparition d’épidémies et à la suite des recommandations émises à l’issue de la concertation citoyenne organisée en 2016, le ministère de la Santé a recommandé, en juillet 2017, d’élargir l’obligation vaccinale à huit vaccins supplémentaires chez les bébés de moins de 2 ans (CoquelucheHaemophilus influenzae bHépatite B, Méningocoque CPneumocoqueRougeoleOreillonsRubéole).

Ces huit vaccins, dont bénéficiait déjà la grande majorité des enfants, sont obligatoires pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018, en plus des trois vaccins qui étaient déjà obligatoires depuis de plusieurs années (DiphtérieTétanosPoliomyélite).

Depuis l’extension des obligations vaccinales, les couvertures vaccinales ont augmenté pour tous les vaccins des enfants nés en 2018 par rapport à ceux nés en 2017, et le suivi de pharmacovigilance n’a pas mis en évidence de signal ou d’alerte particulier.

 

Un site étayé sur les vaccinations, loins des fake-news et autres rumeurs...

Vaccination-Info-Service.fr est un site Web conçu sous l’égide de Santé publique France, établissement public sous tutelle du Ministère chargé de la Santé. Son objectif est de répondre aux questions les plus courantes sur la vaccination et les vaccins en France.

Toutes les informations qui y sont présentées sont étayées par des bases scientifiques solides et vérifiées… loin des fake news et autres rumeurs que peut véhiculer le net.

Calendrier vaccinal 2021

Le calendrier vaccinal est régulièrement révisé, pour tenir compte de l’apparition de nouveaux vaccins, de l’émergence de nouvelle maladies, etc…

Cela ne concerne pas seulement les enfants, car pour certaines maladies, des rappels sont nécessaires régulièrement tout au long de la vie.

Pour vous protéger, pour protéger vos proches (imaginez un grand-parent qui transmettrait la coqueluche à son petit-fils nouveau-né !), pour protéger la collectivité, la vaccination est indispensable.

Calendrier vaccinal 2020