Bilan de santé en entreprise : campagnes de dépistage pour vos salariés

Page relue et mise à jour le 21 septembre 2026 par le Dr David Rossignol, biologiste médical, Laboratoire Bio Ard’Aisne.

Entreprises, collectivités, services de prévention et de santé au travail des Ardennes et de la Marne : le Laboratoire Bio Ard’Aisne monte avec vous les bilans de santé et les campagnes de dépistage destinés à vos équipes. Les prélèvements sont réalisés dans l’un de nos 9 laboratoires ou directement sur votre site ; chaque participant reçoit ses résultats commentés si besoin par un biologiste médical, et l’entreprise peut recevoir une synthèse anonymisée.

Depuis la loi Neuder de juillet 2026 luttant contre les maladies cardio-neuro-vasculaires, cette démarche peut s’inscrire dans un cadre réglementaire clair : le dépistage de ces maladies fait désormais partie des missions de la santé au travail. Voir ce que la loi change pour votre entreprise.

L’intérêt d’un bilan biologique pour vos équipes

Hypertension, cholestérol en excès, prédiabète, rein qui s’abîme, foie qui se charge en graisse : ces situations s’installent sans prévenir, parfois pendant dix ans. Le sang les trahit bien avant les premiers signes — et c’est à ce stade qu’une correction d’habitudes suffit encore, sans traitement.

  • un geste de prévention visible, que les équipes reçoivent bien, et l’occasion de parler santé autrement qu’en réunion sécurité ;
  • un repérage précoce du risque cardiovasculaire, du diabète et des atteintes du foie et du rein ;
  • une logistique légère : chez nous ou chez vous, sans ordonnance, et sans avance de frais pour le salarié quand l’entreprise règle la prestation ;
  • un interlocuteur unique, biologiste médical, qui construit le contenu du bilan avec vous ;
  • un laboratoire indépendant, accrédité COFRAC, installé dans votre bassin d’emploi.

Prévention cardio-neuro-vasculaire : les changements induits par la loi Neuder

Ce texte inscrit noir sur blanc la prévention cardio-neuro-vasculaire dans le champ de la santé au travail. Trois changements concernent directement les entreprises :

  • les missions des services de prévention et de santé au travail s’élargissent : promotion de la santé sur le lieu de travail, campagnes de vaccination et de dépistage — celui des maladies cardio-neuro-vasculaires en particulier — et sensibilisation annuelle aux facteurs de risque ;
  • l’examen de mi-carrière, qui intervient dans l’année des 45 ans du salarié, comporte maintenant un volet de sensibilisation à ces enjeux, assorti d’une proposition de dépistage précoce des maladies cardio-neuro-vasculaires et des maladies cardiaques structurelles ;
  • les facteurs visés sont le tabagisme, la consommation excessive d’alcool, la sédentarité, l’obésité, le cholestérol, le diabète, la maladie rénale chronique et l’hypertension artérielle — dont plusieurs s’objectivent par une simple prise de sang (cholestérol, glycémie, fonction rénale) associée à une mesure de la tension artérielle.

Ce que la loi ne prévoit pas

  • aucune obligation, pour l’employeur, de financer ni d’organiser lui-même un bilan cardiovasculaire : ses obligations restent l’adhésion au service de prévention et de santé au travail, la convocation à la visite et le temps laissé au salarié pour s’y rendre ;
  • aucun panel biologique imposé : le texte ne fixe ni la liste des examens, ni le lieu, ni le professionnel, ni le délai de rendu ;
  • le salarié reste libre : il peut refuser le dépistage proposé sans que cela vaille refus de la visite ;
  • l’employeur ne reçoit aucune information médicale : seules lui sont adressées, le cas échéant, des propositions écrites d’aménagement de poste (article L. 4624-3 du code du travail).

C’est précisément là que nous intervenons. Sans se substituer au service de prévention et de santé au travail, un laboratoire de biologie médicale apporte le volet biologique de ces actions : organisation des prélèvements, calcul des scores de risque, résultat interprété par un biologiste pour chaque salarié et, si vous le souhaitez, une synthèse anonymisée qui alimente votre plan de prévention. La loi ouvre d’ailleurs ces actions de sensibilisation à des partenaires extérieurs : associations agréées, communautés professionnelles territoriales de santé, mutuelles et institutions de prévoyance, et plus largement tout organisme « dont l’objet comprend la promotion de la santé et la prévention » (article L. 4622-2 du code du travail).

À noter : les « rendez-vous de prévention » de l’Assurance maladie, qui comportent une évaluation clinique et biologique du risque cardio-neuro-vasculaire, relèvent d’un canal distinct, celui de l’assuré. Ils ne remplacent pas une démarche collective en entreprise, et l’inverse est vrai aussi.

Ce que nous proposons

PrestationContenuCe qu’elle permet d’évaluer
Bilan de préventionNFS-plaquettes, cholestérol total, HDL, LDL, triglycérides, glycémie, créatinine avec DFG estimé, transaminases, GGT, PAL, bilirubine, ionogramme, CRPRisque cardiovasculaire, diabète, foie, rein, inflammation
Bilan de prévention renforcéLe bilan ci-dessus + rapport albumine/créatinine urinaire, mesure de la tension artérielle et statut tabagique recueillis sur placeCalcul des scores SCORE2, FIB-4 et KFRE
Analyses complémentairesSelon le projet : ferritine, TSH, HbA1c, vitamine D, sérologies de contrôle de l’immunité (hépatite B, rougeole, varicelle)…Adapté aux postes exposés ou aux demandes du service de santé au travail

Le contenu de chaque formule peut être adapté avec notre biologiste : les analyses sont choisies en fonction de la population concernée, des postes de travail et des objectifs de la campagne.

Tarifs et devis

Le tarif dépend du panel d’analyses retenu et des besoins de l’entreprise : comptez le plus souvent entre 30 et 60 € TTC par salarié. Il est établi sur devis, après un échange avec le biologiste, et tient compte de l’effectif, du lieu de prélèvement (vos locaux ou l’un de nos laboratoires) et des analyses spécifiques éventuellement liées à vos postes de travail. Ces bilans étant réalisés sans ordonnance, ils ne donnent lieu à aucune prise en charge par l’Assurance maladie. Nous pouvons proposer lors de l’accompagnement des dépistages complémentaires si le salarié en exprime un besoin (dépistage du VIH / IST sans ordonnance avec un questionnaire médical complémentaire).

Il est à noter que le déplacement sur le lieu de l’entreprise engendre un forfait journalier complémentaire lié à nos frais de déplacement (le prélèvement étant déjà inclus dans la prestation) ; comptez en moyenne 50€ TTC par jour de déplacement et par salarié du laboratoire mis à disposition.

Les scores calculés à partir du bilan

À partir des résultats et de quelques informations recueillies sur place (tension artérielle, tabagisme), nos biologistes calculent des scores de risque validés, qui transforment une liste de chiffres en message utile :

  • SCORE2 : estime le risque de survenue d’un accident cardiovasculaire (infarctus, AVC) dans les 10 ans, à partir de l’âge, du sexe, du tabagisme, de la tension artérielle et du cholestérol ;
  • FIB-4 : score simple (âge, ASAT, ALAT, plaquettes) qui estime la probabilité d’une fibrose du foie avancée et permet d’orienter, si besoin, vers un avis spécialisé ;
  • KFRE : estime le risque d’évolution d’une maladie rénale chronique, à partir de l’âge, du sexe, du DFG estimé et du rapport albumine/créatinine urinaire.

Ces scores figurent dans le compte rendu remis au salarié, avec le commentaire du biologiste.

Comment se déroule une campagne

  1. Cadrage : un échange avec un biologiste médical pour définir la population concernée, le contenu du bilan, le lieu et le calendrier.
  2. Information des salariés : nous fournissons les supports d’information et d’inscription (affiche, courriel, consignes de jeûne).
  3. Prélèvements : sur votre site, dans un local permettant la confidentialité, ou sur des créneaux réservés dans nos laboratoires. Chaque passage prend de cinq à dix minutes.
  4. Résultats : chaque salarié reçoit son compte rendu, en ligne et sur papier s’il le souhaite, avec les commentaires du biologiste. En cas de résultat nécessitant une prise en charge rapide, il est appelé directement.
  5. Synthèse : si l’effectif participant est suffisant, une synthèse statistique anonymisée est remise à l’entreprise ou au service de santé au travail.

Confidentialité, secret médical et cadre réglementaire

Un bilan de prévention en entreprise ne remplace ni le suivi assuré par le service de prévention et de santé au travail, ni le médecin traitant. Il s’agit d’une démarche de prévention complémentaire, encadrée par les règles suivantes :

  • la participation est volontaire : aucun salarié n’est tenu de faire le bilan ;
  • les résultats sont strictement personnels : ils sont remis au salarié, et à lui seul, dans le respect du secret médical ;
  • aucune donnée nominative n’est transmise à l’employeur, pas davantage que la liste des participants ;
  • la synthèse éventuellement remise à l’entreprise est agrégée et anonymisée, et n’est réalisée que si le nombre de participants empêche toute identification ;
  • les données de santé sont traitées conformément au RGPD, dans le système d’information sécurisé du laboratoire.

Où nous intervenons

Nos 9 laboratoires accueillent vos salariés à Reims Place Luton, Reims Saint-Remi, Charleville-Mézières Cours Briand, Dubois-Crancé, Carnot, Sedan, Balan, Rethel et Givet. Nous nous déplaçons sur site dans les Ardennes et la Marne, en particulier autour de Reims, Charleville-Mézières, Givet, Sedan et Rethel.

Demander un devis

Décrivez votre projet en quelques lignes (effectif, site, période souhaitée, analyses envisagées) : nous revenons vers vous avec une proposition chiffrée et le nom du biologiste qui suivra la campagne. Le formulaire étant conçu pour les patients, choisissez le sujet « Autre » et le laboratoire le plus proche de vos locaux ; nous transmettons au biologiste. Si vous préparez votre plan de prévention ou la déclinaison de la loi du 27 juillet 2026 dans votre entreprise, précisez-le : nous adaptons le contenu du bilan aux facteurs de risque visés par le texte.

Questions fréquentes

Non. Les examens réalisés par le service de prévention et de santé au travail restent obligatoires et relèvent de sa seule compétence. Notre campagne est une démarche de prévention complémentaire et volontaire, qui ne se substitue ni au médecin du travail ni au médecin traitant.
Non, jamais. Aucun résultat nominatif ne sort du laboratoire : chaque salarié reçoit son compte rendu personnel, comme pour une prise de sang habituelle. Si le nombre de participants est suffisant, l’entreprise peut recevoir une synthèse agrégée et anonymisée (par exemple la part de participants dont le cholestérol est élevé), sans qu’aucune personne ne puisse être identifiée.
Un jeûne de 12 heures est préférable pour le bilan de prévention, à cause de la glycémie et des triglycérides. Le prélèvement reste possible sans jeûne si l’organisation du travail ne le permet pas : nous en tenons compte dans l’interprétation.
Oui. Il faut prévoir un local permettant un prélèvement dans de bonnes conditions d’hygiène et de confidentialité : un point d’eau, une table, de quoi s’asseoir ou s’allonger. À défaut, nous réservons des créneaux dédiés dans le laboratoire le plus proche de votre site.
Cinq à dix minutes pour le prélèvement, un peu plus pour le bilan renforcé, qui comprend la mesure de la tension artérielle et le recueil des informations nécessaires au calcul des scores.
Pour un prélèvement réalisé le matin, les résultats sont en général disponibles le jour même en fin de journée, en moins de six heures. Pour un prélèvement de l’après-midi, ils sont disponibles au plus tard le lendemain matin.
Il n’y a pas de minimum si les salariés viennent au laboratoire. Pour une intervention sur votre site, une dizaine de participants permet d’organiser une matinée dans de bonnes conditions.
Non : réalisés sans ordonnance, ils ne sont pas pris en charge par l’Assurance maladie. La prestation est facturée à l’entreprise selon le devis — le plus souvent entre 30 et 60 € TTC par salarié selon le panel d’analyses retenu — ou réglée par le salarié lui-même s’il s’agit simplement de créneaux réservés au laboratoire.
Oui, après échange avec le biologiste : contrôle de l’immunité vis-à-vis de l’hépatite B pour les personnels exposés, ferritine, TSH, HbA1c, vitamine D, etc. Certaines analyses relèvent en revanche du suivi individuel assuré par le service de santé au travail et ne peuvent pas être réalisées dans ce cadre.
Non. La loi n° 2026-668 renforce les missions du service de prévention et de santé au travail et prévoit qu’un dépistage précoce soit proposé au salarié lors de la visite de mi-carrière, dans l’année de ses 45 ans. L’employeur, lui, reste tenu d’adhérer au service de prévention et de santé au travail, d’organiser la visite et de laisser le salarié s’y rendre : aucun texte ne lui impose de financer un bilan biologique, ni ne fixe une liste d’examens. Une campagne organisée avec notre laboratoire est donc une démarche volontaire, qui vient en complément de ce dispositif.
Le plus simple est de l’associer dès le cadrage : la loi prévoit que les actions de sensibilisation puissent être menées avec des partenaires extérieurs, et le médecin du travail connaît vos postes et vos risques. Nous apportons le volet biologique — prélèvements, analyses, scores de risque, résultats individuels — pendant que le service de santé au travail garde la main sur le suivi individuel et les éventuelles propositions d’aménagement de poste. Aucune donnée nominative ne circule vers l’entreprise.